Bilbao, última etapa de mi Camino

Bilbao sera donc la dernière étape de mon camino… C’est de là que je dois prendre le ferry qui me ramènera en Bretagne. J’arrive vers cinq heures du matin par le bus de nuit dans lequel j’ai embarqué à La Corogne, la veille, vers 19 heures. Inconfortable et bruyant, le trajet s’est effectué sans sommeil. Je débarque à la gare routière, seule et désorientée. Je finis par trouver des flèches jaunes, indiquant le chemin du Nord ou Camino del Norte, en V.O. vers Compostelle, mais ce n’est plus cela que je cherche. J’aperçois enfin quelqu’un de matinal, il s’agit d’un livreur de farine qui s’affaire devant une boulangerie… « Donde esta el centro urbano ? » parviens-je à formuler, pas peu fière puisque « hablo español desde Roncesvalles » seulement…

« Tout droit, siempre… Mais il va vous falloir pas mal marcher… » me vois-je répondre, en espagnol dans le texte, bien sûr. Marcher n’est pas un problème, je ne suis plus à six kilomètres près. Mais il fait froid et j’ai sommeil et, autant les Espagnols aiment la fiesta et se couchent tard, autant, il est difficile de trouver un café pour petit déjeuner avant neuf heures… C’est ce que me confirme le kiosquier qui ouvre son antre à un peu plus de six heures. Je me rabats sur le café de la gare, le seul ouvert à cette heure, après avoir admiré les bouches de métros habillées par l’architecte britannique Norman Foster. Trois cafés et deux petits déjeuners plus tard, l’office du tourisme ouvre. On m’indique une auberge de peregrinos, avec des chambres individuelles où, coup de chance, je peux avoir une chambre tout de suite. Douche, nuit décalée. Je sors déjeuner à deux heures. Je longe le fleuve, direction le musée Guggenheim – c’est pour cette raison que je me suis arrangée pour passer une journée à Bilbao. Mais quand j’arrive devant l’entrée de l’architecture biscornue de Frank Gerry, je trouve porte close… Nous sommes lundi !

Heureusement que le bâtiment et les œuvres monumentales qui l’entourent valent le coup d’œil. Je choisis ensuite une balade dans un parc qui conduit sur une colline. Dernière grimpette afin d’avoir un point de vue imprenable sur la ville, amas de bâtiments industriels installé dans une cuvette entre les montagnes…

 

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