Boat trip around Can Tho

Il faut se lever tôt pour voir les marchés flottants du delta du Mekong en action. Debout 5h du matin pour un départ à 5h30. J’ai loué, en compagnie d’Ester, voyageuse hollandaise solo rencontrée la veille à l’hôtel qui a accepté de partager l’embarcation pour diviser le coût par deux (38$ le boat trip de sept heures, à diviser en deux, donc). Un taxi nous attend à la sortie de l’hôtel et nous conduit à l’embarcadère de Can Tho où notre pilote – une femme, comme la plupart des pilotes de bateau de Can Tho – belle – comme  toutes les femmes de Can Tho m’apprendra-t-on plus tard – nous accueille avec le petit déjeuner : du pain et des bananes.

Le jour se lève petit-à-petit et le soleil éclaire les visages des habitants du delta. Il est encore tôt lorsque les premiers marchands de Phong Dien, situé à quelque 20 km de Can Tho, nous accostent. « Hot coffee, hot coffee ! » Mais nous prendrons notre café, à emporter, après la première escale dans une fabrique de galettes de riz. Troisième pays exportateur de café du monde, le Vietnam produit un excellent café auquel il faut toutefois s’habituer car son goût – c’est souvent du robusta – diffère grandement de celui auquel nous sommes habitués en Europe.

Nous repartons, café en main. En chemin, notre chauffeuse achète et découpe un ananas pour nous le servir sur un plateau. Délicieux. C’est comme si je n’avais jamais goûté d’ananas auparavant ! Je découvre d’ailleurs un peu plus tard – et ma compagne de voyage, qui travaille pourtant dans la vente de fruits à Amsterdam, aussi – que les ananas poussent au cœur d’une grande plante. Je pense que je ne m’étais jamais vraiment posé la question, mais je croyais que les ananas poussaient dans des arbres… La pause déjeuner se déroule dans cette ferme fruitière où, outre les ananas, y poussent des fruits de Jacques et autres chum chum dont le Vietnam a le secret. Je dévore mes nouilles sautées au tofu, comme s’il était 13h, mais, non, il n’est que 10h. Nous repartons après une sieste en règle, vautrées dans des hamacs.

J’ai oublié de dire qu’avant la pause déjeuner, nous avons manqué le très fréquenté marché flottant de Cai Rang : la pluie avait fait rentrer chez eux tous les marchands qui, précautionneux, avaient auparavant recouvert leurs marchandises de bâches en plastique.

La fin de la balade se déroule au rythme du fleuve et de ses canaux. Nous rencontrons çà et là des embarcations comme la nôtre chargées de fruits ou de touristes. Nous observons les habitants du bord du fleuve dans leur maison sur pilotis, plumant des poulets, faisant leur lessive ou lavant leur nourriture dans le fleuve… Le dernier quart d’heure est plus mouvementé. Une fuite se déclare dans la coque du bateau, menaçant l’étanchéité de nos sac-à-dos. Il faut écoper. Il sera ensuite grand temps d’arriver : quelques minutes après la descente de bateau, une pluie diluvienne se met à tomber. Mais nous sommes bien abritées sous la halle du vieux marché…

 

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