Malaisie : l’idée voyage du siècle en plein Têt…

Bon ben me voilà en Malaisie. Un peu par hasard. Je cherchais une idée pour pouvoir voyager pendant le Têt (nouvel an du calendrier lunaire) car au Vietnam tout (ou presque) est fermé pendant cette période sacrée de retour dans sa famille. Et, tu peux te brosser Martine si tu ne t’y prends pas à l’avance pour réserver ton bus – contrairement aux us du pays consistant à tout faire à la dernière minute.

Un collègue, dont je tairais le nom, me conseille donc la Malaisie (plutôt que le Laos qui était mon premier choix), vantant les facilités de transports et de commodités du pays. Et, surtout, qui ne célèbre pas le Têt. Va, pour la Malaisie, donc ! Je ne connais pas et ne demande qu’à découvrir… Il ne tarit par ailleurs pas d’éloges au sujet de Kuala Lumpur, ville super moderne qui ressemble à une capitale occidentale… Holà, pas mon truc ça… Et super pour le shopping… Holàlàlà, vite, trouvons la campagne en Malaisie !

Je me renseigne donc, via les Internets et jette mon dévolu sur l’État (la Malaisie compte 14 États) du Perak, sa capitale Ipoh et les hauts plateaux, îles et jungle environnants. J’achète les billets d’avion et pars la bouche en cœur pour 10 jours en Malaisie, avec la ferme intention de quitter Kuala Lumpur au plus vite pour me diriger vers Ipoh…

À l’arrivée, belle surprise. Certes Kuala Lumpur (KL, pour les intimes) est ultra moderne (mais qui se plaindrait d’un métro propre et rapide – qu’il faut toutefois apprendre à maîtriser pour reconnaître les différentes lignes régies par différents opérateurs ? Personne ayant vécu à Paris quelques temps en tout cas…). Certes mon hôtel est juste à côté de McDonald’s (signe certain de la conquête de l’Est – McDonald’s a longtemps eu du mal, par exemple, à s’implanter au Vietnam car – tiens, tiens – les Vietnamiens n’aimaient pas du tout cette « nourriture ». Idem pour Coca Cola. Cet âge d’or de la cuisine traditionnelle est révolu. McDonald’s, Coca et autres Starbucks ont finalement dompté le dragon. Les fast food et les pizzerias se multiplient, comme les cas de surpoids – dont le taux est impressionnant en Malaisie !). Mais les traditions ne sont pas en reste : échoppes indiennes et chinoises se partagent les trottoirs arpentés par des magasinières voilés, ou non. Les mosquées se détachent, au sol, de l’arrière-plan vertigineux offert par les buildings high-tech. Des lampions rouges sont allumés un peu partout dans les rues où l’on nous souhaite une « happy Chinese new year 2018 » à tout bout de champ…

C’est d’ailleurs vers Chinatown que me dirigent mes pas qui ne se doutaient pas que, derrière l’enseigne en chinois qui avait l’air de désigner un petit coin pour marchands, se cachait un grand marché. Ça tombe bien, c’est l’heure de l’apéro et c’est ici qu’il faut aller pour savourer une bière car l’alcool est interdit dans les établissements musulmans et ne semble pas être la tasse de thé des restaurants indiens. Après un tour des échoppes chinoises (chop suey, chow mein…) dont certaines sont « halal », je me pose à une table avec une Tiger et observe la rue et les gens autour de moi et photographie ce joyeux melting-pot.

Pas si mal, KL, tout compte fait…

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